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  • Le Caravage : pour moi c'est...

    Il y a des rencontres qui nous frappent en plein cœur par surprise. En matière de peinture, j'ai toujours été séduit par le raffinement de van Gogh, la grâce de Gauguin, l'élégance de Modigliani ou l'imaginaire de Magritte. Mais ceux sont bien les peintres italiens du XVIe siècle qui ont posé les fondations de l'art occidental. Des monuments de la peinture et de la sculpture comme Michel-ange, Botticelli ou de Vinci. La Renaissance nous offre un éventail d’œuvres et de représentations aussi riches que diverses dont la place dans le patrimoine mondial de la culture est assurée. C'est pendant l'écriture d'un devoir de première année en École d'Art que j'ai découvert le Caravage - l'ange déchu de l'ère baroque. Je ne sais plus ce qui m'avait amené à choisir l'une de ses peintures. Je ne me souviens pas non plus si j'avais d'abord choisi le thème ou le peinte. Pourtant, au fil de ma recherche j'ai été frappé par son parcours atypique, son caractère irascible, ses frasques et sa patte singulière. Ses scènes sont percutantes, son trait net, ses couleurs éclatantes, et ses personnages sont vifs et expressifs. Aujourd'hui, je crois pouvoir expliquer ce qui m'avait tant ému chez le Caravage. En me plongeant dans ces tableaux, j'ai eu comme l'impression que le peintre avait laissé sur chaque toile une part de lui. Un bout de sa chair, de son âme. Des cellules qui aspirent à leur dépositaire. C'est sûrement la raison pour laquelle ses personnages ont l'air agités ; comme s'ils s'apprêtaient à bondir hors du cadre à tout moment pour le rejoindre. Nathan Retrouvez-moi sur Youtube Le Caravage, Méduse, 1595-1598, huile sur toile, 48x48 cm, La galerie des offices, Florence #caravage #méduse #peinture #baroque #artinablink #renaissance

  • Auguste Rodin - Le penseur

    En 1879, Auguste Rodin était déjà un sculpteur de renom. C'est alors que le secrétaire d’État aux beaux-arts lui fait la commande de la Porte de l'enfer – Une sculpture en haut relief inspirée de la Divine Comédie de Dante où l'on retrouve pour la première fois le « penseur ». La Porte de l'enfer devait initialement décorer le Musée des Arts décoratifs qui allait être construit à Paris. La sculpture était monumentale et comprenait plusieurs personnages tirés de la Divine Comédie dont« Le Penseur ». Hélas, le Musée des Arts Décoratifs finalement n'a été construit qu'après la mort de Rodin et le Penseur est devenu une sculpture à part entière. Rodin l'avait nommé le Poète, sans doute en référence à Dante. Mais aucun signe distinctif ne confirme son identité. On peut toutefois apprendre beaucoup sur lui grâce à sa posture. Sa position est typique d'un personnage concentré : Ses traits sont proéminents, ses veines saillantes ; il est en pleine réflexion. Sa pose laisse ressortir sa musculature. Toutes les parties de son corps se combinent pour former un ensemble : les orteils tendus s'accrochent au sol rocheux. La tension traverse les jambes et grimpe jusqu’aux chevilles - suggérant une sensation de mobilité. Son dos musclé est accentué par l'éclairage du son lieu d'exposition. Le Penseur, réfléchit de tout son corps. Ses sourcils se froncent, ses narines se dilatent, ses lèvres, ses muscles, ses jambes, son dos, ses poignets et ses orteils se serrent - tous forment un ensemble cohérent d'un corps en action et en introspection – il est vivant. Nathan. Retrouvez-moi sur Youtube Auguste Rodin, Le penseur, 1880, bronze, Musée Rodin, Paris Tout sur l'art, Panorama des mouvements et des chefs-d'oeuvre. Paris : Flammarion, 2016. https://www.museumtv.art/artnews/articles/le-penseur-de-rodin/ https://www.grandpalais.fr/fr/article/le-penseur-de-rodin-ce-fascinant-poete #augustrodin #rodin #lepenseur #sculpteur #sculpture #bronze #modernart #artinablink

  • Vincent van Gogh - Autoportrait à l'oreille bandée

    Vincent van Gogh peint l'autoportrait à l'oreille bandée en janvier 1889. Depuis plus d'une semaine, il est en convalescence chez lui, dans la maison jaune qu’il loue à Arles, après deux semaines à l'hôpital. A 35 ans à peine, il se remet d'une grave blessure qu'il s'était infligée dans la nuit du 23 décembre, à l'issue d'une violente dispute avec Gauguin. Van Gogh et Gauguin cohabitaient depuis deux mois et avaient l'intention d'aménager la maison jaune en atelier pour accueillir une communauté d'artistes avant-gardistes. Mais la tension entre eux avait grimpé. Gauguin incitait van Gogh à délaisser la technique d'observation directe en faveur d'une peinture plus symbolique et plus abstraite. Leur divergence et leurs tempéraments bien trop différents auront finalement raison de leur amitié. Déjà perturbé par les fiançailles de son frère Théo, van Gogh finit par s'emporter. Une dispute éclate. Il agresse Gauguin physiquement et le fait fuir définitivement. On sait peu de choses sur les heures qui ont suivi le départ de Gauguin mais on suppose qu'à la nuit tombée, van Gogh se coupa l'oreille au rasoir devant un miroir avec minutie. Il perdit tellement de sang qu'il dut l'éponger dans des draps. Sur la toile, van Gogh se représente meurtri. Il pose dans un lieu qui rappelle son petit atelier au rez-de-chaussée de la Maison Jaune. En arrière plan se tient un chevalet sur lequel repose une toile blanche entamée. A droite une éstampe japonais est accrochée au mur. Van Gogh les les collectionnait. Il en possède une centaines et s'en inspire dans la conception de ses tableaux. Van Gogh admirait les des arts orientaux et il quitta Paris trois ans plus tôt pour le sud de la France où les paysages sauvages et les couleurs vives lui rappelaient l'esthétique japonaise. Une grande partie du portrait est dessinée au fusain puis colorée au pinceau. Les différentes surfaces du tableau sont recouvertes d'épaisses taches de peinture et le visage du peintre est teinté de couleurs aux tonalités chaudes. De 1886 à 1889, van Gogh peint environ trente-cinq autoportraits. Dans chacun d'eux, il se dévoile un peu plus et nous laisse rentrer pas à pas, trait par trait, dans son intimité. En partageant avec nous ses aspects les plus tourmentés, le peintre laisse entrevoir la douleur qui l'avait façonné en tant qu'artiste tandis qu'il traversait les moments les plus sombres de son existence. Nathan. Retrouvez-moi sur Youtube. Vincent van Gogh, autoportrait à l'oreille bandée, 1889, huile sur toile, 65x50 cm, Courtauld Gallery, Londres. Karen Serres. La collection Courtauld: Le parti de l'impressionnisme. Paul Holberton, 2019. Bernadette Murphy. L'oreille de van Gogh. Actes sud, 2017 #vangogh #oreille #vincent #autoportrait #Artinablink #gauguin

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  • About | Art in a blink

    Riche et fascinant, le monde de l'art réserve encore bien des secrets. C'est pour les révéler que j'ai crée Art in a Blink. Désormais, nous pouvons tous profiter de ce savoir et le véhiculer à notre tour... Ma passion pour l'art débuta dès l'enfance. Chez moi, peinture, livres et sculptures était présentes partout. Plus tard, on m’emmenait visiter les musées où j'ai découvert l'histoire des grands peintres et leurs œuvres respectives. C'est sur les bancs de l'université que l'envie de partager ma passion commença à prendre forme. Puis au détour d'une conversation, l'idée de transmettre mes connaissances a été émise. J'ai d'abord ouvert une chaîne Youtube, puis une page Facebook et Instagram pour transmettre ce savoir au plus grand nombre. Bonne lecture et restez curieux. Nathan.

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