Jacques-Louis David - La mort de Marat

Dernière mise à jour : 20 juil.

La Mort de Marat, de Jacques-Louis David, dépeint l'assassinat du révolutionnaire français Jean-Paul Marat, le 13 juillet 1793. Marat était physicien, médecin, journaliste et homme politique.

Mais il était surtout connu pour ses furieuses diatribes et ses discours véhéments. Belliqueux, il employait sa plume pour calomnier ses adversaires et vilipender ses détracteurs. Après avoir contracté une maladie de peau, il dut passer de longues heures dans sa baignoire d'où il poursuivait sa lutte sans vergognes.

Le 13 juillet 1793, la jeune Charlotte Corday toque à sa porte pour lui livrer des informations, soit disant compromettantes. Après un bref entretien, elle sort le couteau qu'elle avait caché sous ses vêtements et un couteau qu'elle avait caché sous sa robe et le frappe en pleine poitrine. C'est le coup de grâce. David a su saisir les derniers instants de son ami. Marat est à l'agonie, il tient la requête que lui avait adressée Charlotte Corday où elle demande à le voir. Sur le sol gît l'arme du crime - un couteau ensanglanté.

Pour concevoir cette mise en scène idyllique, David puise dans l'imagerie chrétienne. La pose de Marat et son bras ballant rappellent La Déposition. Son corps nu évoque la dépouille du crucifié. La baignoire n'est pas sans rappeler un cercueil, et les plaies béantes sous sa clavicule font penser aux stigmates du Christ. David travaille dans la tradition néoclassique, mais il se distingue par le caractère contemporain qu'il confère à son tableau. Il exclut tout élément néoclassique prononcé comme les costumes ou les décors anciens, et opte pour une scène simple et dépouillée. Il favorise la clarté des contours sur la couleur et construit une composition équilibrée.

Le résultat est saisissant : à travers sont tableau, David fait appel à la révérence et à la piété du spectateur, comme s'il était question d'un portrait religieux qui célébrait la mort d'un martyr. Nathan Retrouvez-moi sur Youtube

Jacques-Louis David, La mort de Marat, 1793, huile sur toile, 128x165 cm, Les musées royaux des beaux arts, Bruxelles

 

Reynold, de Seresin, Eliane, and 50 minutes. Jacques-Louis David et la Peinture D'histoire : Le Chantre de la Révolution et de L'Empire. Lemaitre Publishing, 2015. (ProQuest Ebook Central).

Louis Groarke, "The deceitful artwork: Beautiful falsehood or false beauty?". Humanitas 12 (2): 1999.

 

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